Espagne: l’Etat censure la couverture des expulsions

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La Fédération européenne des journalistes (FEJ) condamne l’arrestation du journaliste espagnol Jaime Alekos, le 27 février, à Madrid, alors qu’il couvrait une expulsion opérée par la police municipale. A l’instar de la Fédération espagnole des syndicats de journalistes (FeSP), la FEJ considère que les autorités publiques espagnoles anticipent ainsi l’application de la loi de Sécurité Citoyenne (« ley Mordaza »), une législation particulièrement liberticide qui est actuellement débattue au Sénat.

La FEJ s’aligne également sur la condamnation, par FeSP, des poursuites judiciaires intentées contre la journaliste espagnole Alicia Armesto, pour avoir diffusé une photo qui montrait le visage rigoleur d’un policier, alors que ses collègues procédaient à une autre expulsion.

Pour le Comité exécutif fédéral de la FeSP, « il est clair qu’avec cette loi, le gouvernement entend limiter et réprimer le droit des citoyens à manifester, tout comme le droit des journalistes et des photographes de presse à diffuser des images rendant compte de ces manifestations, ce qui relève de leur devoir professionnel ».

En décembre 2014, la FeSP avait demandé la démission du ministre espagnol de l’Intérieur, Jorge Fernández Díaz (Parti populaire). Notre affilié espagnol réitère son appel, dénonçant l’entêtement du ministre à maintenir ce projet de loi « inutile et répressif ».

(Photo: Jaime Alekos)

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