La FEJ et la FIJ exigent la libération de la photographe de presse arrêtée à Melilla


La Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Fédération européenne des journalistes (FEJ) exigent, avec leurs affiliés espagnols, la libération de la photographe de presse indépendante Ángela Ríos Vicente, qui travaille notamment pour l’Agence France Presse (AFP), et qui a été arrêtée par la Guardia Civil espagnole, ce matin, à Melilla. Les autorités l’accusent d’avoir transporté des immigrés illégaux, ce qu’elle dément catégoriquement.

Son avocat nie les faits et assure que sa cliente, Ángela Ríos, se trouvait sur les lieux dans le cadre de son travail, afin d’informer le public sur le franchissement de la grille d’accès à Melilla par un groupe d’immigrés.

La journaliste, âgée de 30 ans, retenue par la Guardia Civil depuis 6 heures du matin est accusée d’avoir fourni une “aide au séjour irrégulier”. Elle risque une peine de six mois à six ans de prison. Son avocat, Antonio Zapata, plaide l’arrestation illégale. Il espère que la photographe sera liçbérée dans le cadre d’une mesure de mise à disposition judiciaire, ce mercredi.

La FIJ et la FEJ, très préoccupées par cette arrestation, se joignent à l’appel de leurs affiliés espagnols et de l’AFP. Les responsables de l’agence ont déclaré qu’ils “espéraient que ce soit juste un malentendu et que notre collaboratrice soit libérée au plus tôt”.

La Guardia Civil accuse la journaliste d’avoir transporté “quatre migrants subsahariens dans une voiture à destination du Centre de séjour temporaire des migrants”. La préfecture de Melilla a déclaré, ce matin, dans un communiqué, que les migrants aperçus à bord de la voiture, avaient réussi à prendre la fuite, et que que les agents de la Guardia Civil ont seulement pu intercepter la conductrice du véhicule, Ángela Ríos Vicente.

L’avocat nie les faits. Il précise que la photographe était là pour couvrir, en tant que journaliste, une tentative dde franchisement de la haute grille qui délimite le territoire de l’enclave espagnole par un groupe de 70 migrants. Elle reconnaît avoir indiqué à un petit groupe de migrants, d’un signe de la main, la direction à prendre afin qu’ils se rendent au Centre de séjour temporaire. C’est dans le Centre en question qu’elle a été interpelée, une heure plus tard.

(Crédit photo: Ángela Ríos, AFP)