Les syndicats suisses et français dénoncent l’interpellation de la journaliste du Temps

Une journaliste du quotidien suisse Le Temps a été interpellée samedi 11 novembre et interrogée le lendemain par la police française dans la région de Briançon (France), où elle effectuait un reportage sur le passage clandestin de migrants depuis l’Italie vers la France. Caroline Christinaz avait pris place samedi soir dans une voiture d’un habitant de la région, qui portait secours aux migrants franchissant le col de l’Echelle. Un journaliste de la radio France Culture se trouvait dans un second véhicule. Durant le reportage, les deux habitants ont recueilli le long de la route quatre migrants. Ils ont été arrêtés par un barrage…

Réfugiés: les mots sont importants

Une centaine de réfugiés ont passé la nuit dehors dans un parc, face à l’Office des étrangers, à Bruxelles, « capitale de l’Europe ». Commentant ces événements, plusieurs médias ont évoqué, ce jeudi matin, un « afflux massif de réfugiés en Belgique ». Certains ont mentionné plus sobrement un « afflux de réfugiés ». D’autres, encore, s’en tenaient à commenter « la problématique de l’accueil des réfugiés ». La Fédération Européenne des Journalistes (FEJ), membre actif du Réseau pour un Journalisme éthique, rappelle aux journalistes qu’ils doivent constamment « garder à l’esprit le risque qu’une discrimination soit aggravée par les médias » et qu’il leur revient donc de veiller à ne pas encourager…