France : l’interdiction de manifester qui visait le photographe NnoMan annulée


La Fédération européenne des journalistes (FEJ) salue la décision du tribunal administratif de Paris de lever l’arrêté interdisant le journaliste français NnoMan de couvrir la manifestation contre la loi travail du 17 mai.

Le photographe du collectif OEIL (Our Eye is Life), qui collabore notamment pour le magazine Fumigène, a indiqué sur Twitter ce matin qu’il pouvait finalement se rendre sur le lieu de la manifestation pour couvrir l’événement.

Cette interdiction avait été justifiée par la Préfecture de police de Paris par la présence du journaliste « à de nombreuses reprises, lors de manifestations contre, notamment, les violences policières et le projet de réforme du code du travail », qui ont dégénéré « en troubles graves à l’ordre public » selon l’arrêté publié par BuzzFeed. Le Syndicat national des journalistes, l’un des affiliés français de la FEJ, avait demandé dans un communiqué la levée de cet arrêté « illégal et révoltant » qui présentait une entrave à la liberté de la presse. Ce matin, la Préfecture a indiqué « avoir ignoré sa profession de journaliste », selon la reporter du Monde, Julia Pascual.

Les dispositions de l’état d’urgence, instauré le soir des attentats du 13 novembre, permettent aux préfets « d’interdire le séjour dans tout ou partie du département » de manière légale. Des activistes « antifascistes et anticapitalistes » ont également été interdits de participer à cette manifestation.

Une alerte a été soumise par la FEJ et la FIJ sur la Plateforme pour la protection et la sécurité des journalistes du Conseil de l’Europe.

Crédit : capture d’écran Twitter