La FEJ et la FIJ solidaires des salariés d’i-Télé


Les Fédérations internationale et européenne des journalistes (FIJ et FEJ) se joignent à leurs affiliés français, le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes, pour apporter un soutien total à la grève des salariés de la chaîne de télévision i-Télé, qui ont voté à une très large majorité (85%), lundi matin, la reconduction du mouvement.

Le conflit a été déclenché voici deux semaines, par l’arrivée à l’antenne de l’animateur Jean-Marc Morandini, mis en examen pour « corruption de mineur aggravée » notamment pour des castings liés au tournage d’un film érotique.

Malgré l’opposition de la rédaction, son émission quotidienne « Morandini Live », consacrée aux médias, a été imposée par le patron de la chaîne, Vincent Bolloré, et maintenue toute la semaine dernière en dépit de la grève. La direction l’a suspendue ce lundi mais a promis son rétablissement dès la fin de la grève.

La chaîne ne diffuse plus aucune émission en direct depuis lundi. Outre le départ de Jean-Marc Morandini, les salariés réclament une charte éthique pour garantir leur indépendance vis-à-vis de leur principal actionnaire, Vincent Bolloré, et davantage de moyens pour relancer la chaîne, déficitaire.

Le SNJ condamne l’attitude de la direction, qui n’a fait que « multiplier les provocations depuis le début du conflit ».

Le SNJ-CGT dénonce l’inaction des responsables politiques français: « L’attitude de Bolloré, comme celle de Drahi à Altice Media ou du trio Berger, Niel, Pigasse au Nouvel Obs avec la mise au pas de la rédaction et l’éviction d’Aude Lancelin, est le résultat de la mansuétude des pouvoirs publics face à la volonté de ces capitaines d’industrie et des banquiers de contrôler l’information ».

La CFDT-Journalistes se déclare « extrêmement préoccupée pour les salariés d’i-télé confrontés à la baisse drastique de leurs moyens qui met à mal leur liberté d’information et leur capacité à faire correctement leur travail ».

Crédit photo: Christophe Archambault / AFP.